Invite de commande : l’ouvrir, la lancer en admin, s’en servir

Récapitulatif

  • L’invite de commandes (cmd.exe) est la fenêtre noire de Windows où l’on tape des commandes au clavier au lieu de cliquer.
  • Le plus rapide pour l’ouvrir : Windows + R, tapez cmd, Entrée. Ajoutez Ctrl + Maj au moment de valider pour l’ouvrir en administrateur.
  • Une bonne partie des commandes de dépannage (sfc, chkdsk, DISM) refusent de tourner sans droits administrateur. C’est la première cause d’échec.
  • Le message « n’est pas reconnu en tant que commande interne ou externe » veut dire que Windows ne trouve pas ce que vous avez tapé : faute de frappe, ou outil absent du PC.
  • Tapez help pour la liste des commandes de base, et ajoutez /? après n’importe quelle commande pour son mode d’emploi.
  • Quand Windows ne démarre plus, l’invite de commandes reste accessible depuis l’environnement de récupération.

Un tuto vous demande d’ouvrir l’invite de commandes. Vous tombez sur une fenêtre noire, un curseur qui clignote, et rien d’autre. Pas de menu, pas de bouton. On a vite l’impression qu’une fausse manipulation va tout casser.

Rassurez-vous, taper une commande pour lire une information ne modifie rien. Le vrai piège est ailleurs : la plupart des commandes qu’on vous fait taper en dépannage échouent parce que la fenêtre n’a pas été ouverte de la bonne façon, ou parce qu’un mot a été mal recopié. Je vous montre comment ouvrir cmd dans chaque situation, comment lire ce qu’elle vous répond, et quoi faire quand elle refuse.

Je ne vous donnerai pas une liste de cent commandes. Une dizaine suffit à un particulier.

Sommaire

Ce que mes vidéos « une seule commande » m’ont appris

Deux de mes vidéos tiennent en une commande tapée dans cmd : l’une pour nettoyer le PC, à plus de 210 000 vues, l’autre pour mettre à jour tous ses logiciels avec winget, à plus de 120 000 vues. Les commentaires de la seconde reviennent sans arrêt sur la même chose : des gens pour qui rien ne se passe, et ce message recopié tel quel : « winget n’est pas reconnu comme commande interne ».

Un spectateur a même collé tout son écran : son Windows 10 affichait la version 10.0.17763, une version ancienne sur laquelle l’outil n’était pas présent. La commande était juste, le PC n’avait pas ce qu’il fallait pour l’exécuter. Un autre a résumé ce qui avait marché chez lui : « Cmd Administrateur et Y ». C’est pour ça que cet article parle autant de la façon d’ouvrir la fenêtre et des messages d’erreur que des commandes elles-mêmes.

Ouvrir l’invite de commandes sous Windows 10 et 11

Trois chemins, selon ce que vous avez sous la main.

Le plus rapide, celui que je vous conseille : appuyez sur Windows + R, la petite fenêtre Exécuter s’ouvre en bas à gauche. Tapez cmd et appuyez sur Entrée. Ce raccourci fait partie des raccourcis clavier de Windows qui font gagner le plus de temps.

Par le menu Démarrer : appuyez sur la touche Windows, tapez cmd, et cliquez sur « Invite de commandes » dans les résultats. C’est la méthode la plus simple à retenir si vous ne l’ouvrez qu’une fois par an.

Depuis un dossier : dans l’Explorateur de fichiers, cliquez dans la barre d’adresse, effacez le chemin, tapez cmd et Entrée. La fenêtre s’ouvre directement dans ce dossier, ce qui évite de naviguer jusqu’à lui à coups de commandes. Sous Windows 11, un clic droit dans le vide d’un dossier propose aussi « Ouvrir dans le Terminal ».

Touche Windows d'un clavier noir en gros plan, à côté des touches Fn et Alt, point de départ du raccourci Windows + R

Lancer cmd en administrateur

C’est l’étape qu’on saute, et c’est elle qui fait échouer la moitié des tutos.

Ouverte normalement, l’invite de commandes a les droits de votre session. Ça suffit pour lire une adresse réseau ou lister des fichiers. Mais dès qu’une commande touche aux fichiers de Windows, au disque ou aux logiciels installés pour tout le monde, elle exige les droits administrateur.

Deux façons de les obtenir. Dans le menu Démarrer, tapez cmd, puis choisissez « Exécuter en tant qu’administrateur » dans le volet de droite, ou faites un clic droit sur le résultat. Ou bien, dans la fenêtre Exécuter (Windows + R), tapez cmd et validez avec Ctrl + Maj + Entrée au lieu d’Entrée seul. Windows affiche alors une fenêtre de confirmation, le contrôle de compte d’utilisateur, à laquelle vous répondez Oui.

Pour savoir dans quel mode vous êtes, regardez deux choses. La barre de titre commence par « Administrateur : » quand les droits sont là. Et la ligne d’invite change : une fenêtre normale démarre dans votre dossier personnel (C:\Users\votre nom), une fenêtre administrateur démarre dans C:\Windows\system32.

Utiliser l’invite de commandes sans se perdre

Le texte avant le curseur, par exemple C:\Users\Leo>, s’appelle l’invite. Il indique le dossier dans lequel vous vous trouvez. Vous tapez votre commande juste après, et rien ne se passe tant que vous n’avez pas appuyé sur Entrée.

Quelques gestes changent tout au quotidien :

  • Ctrl + V colle une commande copiée depuis un tuto. Recopier à la main, c’est la meilleure façon de glisser une faute.
  • La flèche du haut rappelle les commandes déjà tapées, inutile de tout retaper après une erreur.
  • La touche Tab complète un nom de dossier ou de fichier commencé.
  • Ctrl + C interrompt une commande qui tourne trop longtemps.
  • cls vide l’écran, exit ferme la fenêtre.

Pour vous déplacer, cd suivi d’un nom de dossier y entre, cd .. remonte d’un niveau, et dir affiche le contenu du dossier courant. Si le chemin contient un espace, mettez-le entre guillemets : cd "C:\Program Files". Sans guillemets, cmd coupe au premier espace et ne trouve rien.

Dernier réflexe, sans doute le plus utile : ajoutez /? derrière une commande, par exemple chkdsk /?, et cmd affiche son mode d’emploi en français, avec toutes ses options. Pas besoin de chercher sur Internet.

Les commandes vraiment utiles à un particulier

Je les classe par usage, pas par ordre alphabétique. Celles marquées « admin » demandent une fenêtre ouverte en administrateur.

Réparer Windows. sfc /scannow (admin) vérifie les fichiers système et remplace ceux qui sont abîmés, j’en détaille la lecture du résultat dans mon guide sur la commande sfc /scannow. Si sfc trouve des fichiers qu’il n’arrive pas à réparer, lancez DISM, qui répare la copie de Windows dans laquelle sfc va chercher ses fichiers sains, puis relancez sfc :

DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth
sfc /scannow
Réparer les fichiers système de Windows avec cmd et DISM, la manipulation en vidéo sur ma chaîne.

Vérifier le disque. chkdsk C: /f (admin) cherche et corrige les erreurs du système de fichiers. Sur le disque où Windows est installé, il ne peut pas travailler pendant que Windows tourne : il vous propose de planifier la vérification au prochain redémarrage, répondez O. Le détail des options est dans mon article sur chkdsk pour vérifier un disque.

Le réseau. ipconfig affiche votre adresse IP et celle de la box, et j’ai écrit un guide pour lire le résultat d’ipconfig ligne par ligne. ipconfig /flushdns vide le cache DNS quand un site refuse de s’ouvrir chez vous seulement.

Les logiciels. winget upgrade --all met à jour d’un coup les logiciels que winget sait gérer. C’est la commande de ma vidéo à 120 000 vues, et mon article sur winget explique quoi faire quand elle n’est pas reconnue.

Le PC lui-même. systeminfo sort la version de Windows, la date d’installation, le processeur et la mémoire, pratique pour voir la configuration de son PC sans ouvrir trois fenêtres. Sur un portable, powercfg /batteryreport crée un rapport sur l’usure de la batterie, un fichier HTML enregistré dans le dossier où vous êtes.

Les programmes bloqués. tasklist liste ce qui tourne, et taskkill /im nom.exe /f force la fermeture d’un programme, comme le bouton Fin de tâche du gestionnaire des tâches, quand celui-ci ne répond plus lui non plus.

Éteindre et redémarrer. shutdown /s /t 0 éteint immédiatement. shutdown /r /o redémarre directement sur les options de démarrage avancées, sans passer par les Paramètres.

« N’est pas reconnu en tant que commande interne » et autres refus

Le message complet est « n’est pas reconnu en tant que commande interne ou externe, un programme exécutable ou un fichier de commandes ». Il veut dire une seule chose : Windows a cherché ce que vous avez tapé et ne l’a pas trouvé. Trois causes, dans l’ordre où je les vérifie.

Une faute de frappe, d’abord. Un espace en trop, une lettre oubliée, un tiret à la place d’une barre oblique. Recollez la commande depuis la source plutôt que de la retaper.

Ensuite, l’outil n’est pas installé sur ce PC. C’est le cas du spectateur sur sa version 10.0.17763 de Windows 10 : la commande winget existe, mais pas chez lui. Mettre Windows à jour ou installer l’outil règle le problème, cmd n’y est pour rien.

Enfin, le programme existe mais Windows ne sait pas où le chercher. Il faut alors vous placer dans son dossier avec cd, ou taper son chemin complet entre guillemets.

Les autres refus sont plus simples à lire. « Accès refusé », ou un message de sfc qui réclame un administrateur : fermez la fenêtre et rouvrez-la en mode administrateur. « Le chemin d’accès spécifié est introuvable » : le dossier n’existe pas, ou son nom contient un espace et vous avez oublié les guillemets. « La syntaxe de la commande n’est pas correcte » : une option est mal écrite, et /? vous montre la bonne forme.

Invite de commandes, PowerShell, Terminal : lequel ouvrir

Sous Windows 11, le clic droit sur le bouton Démarrer (ou Windows + X) ne propose plus l’invite de commandes mais « Terminal ». Ce n’est pas un remplaçant de cmd. Le Terminal est une fenêtre à onglets qui peut accueillir PowerShell, l’invite de commandes, ou les deux. Il s’ouvre sur PowerShell par défaut, et la petite flèche à côté des onglets permet d’en ouvrir un en invite de commandes.

Faut-il s’en soucier ? Pour les commandes de cet article, à peine. Les programmes comme ipconfig, sfc, chkdsk ou winget marchent à l’identique dans PowerShell. Les différences portent sur les commandes propres à cmd et leurs options : dir /a, par exemple, fonctionne dans cmd et provoque une erreur dans PowerShell. Quand un tuto a été écrit pour cmd, ouvrez cmd, ça évite de chercher une erreur qui n’existe pas.

Deux écrans de PC, un clavier noir et une souris sur un bureau clair, poste de travail sous Windows

Ouvrir cmd quand Windows ne démarre plus

C’est là que l’invite de commandes rend le plus service, parce qu’elle reste disponible quand plus rien d’autre ne l’est. Elle se trouve dans l’environnement de récupération : Dépannage, puis Options avancées, puis Invite de commandes. Pour y arriver, je vous renvoie à mon guide sur le mode de récupération de Windows 11, qui donne les chemins quand le PC démarre et quand il ne démarre plus.

Un piège classique à cet endroit : dans cet environnement, le disque de Windows ne porte pas forcément la lettre C:. Tapez dir C:, puis dir D:, et cherchez celui qui contient les dossiers Windows et Users avant de lancer un chkdsk ou un sfc dessus.

Si vous démarrez sur une clé USB d’installation de Windows 11, Maj + F10 sur le premier écran de l’installation ouvre aussi une invite de commandes.

Les questions qu’on me pose le plus

Comment accéder à l’invite de commande ?

Appuyez sur Windows + R, tapez cmd et validez avec Entrée. Vous pouvez aussi taper cmd dans le menu Démarrer et cliquer sur Invite de commandes, ou taper cmd dans la barre d’adresse de l’Explorateur pour l’ouvrir dans le dossier affiché.

Comment utiliser l’invite de commande ?

Tapez une commande après le texte qui indique le dossier courant, puis appuyez sur Entrée pour l’exécuter. Collez les commandes avec Ctrl + V plutôt que de les recopier, et ajoutez /? derrière une commande pour afficher son mode d’emploi.

Comment lancer le cmd en admin ?

Tapez cmd dans le menu Démarrer et choisissez Exécuter en tant qu’administrateur, ou tapez cmd dans la fenêtre Exécuter et validez avec Ctrl + Maj + Entrée. Acceptez la fenêtre de confirmation : la barre de titre commence alors par « Administrateur ».

Quelles sont toutes les commandes cmd ?

Tapez help dans l’invite de commandes : elle affiche la liste de ses commandes de base, avec une ligne d’explication pour chacune. Elle n’est pas complète : ipconfig ou winget n’y figurent pas, alors qu’ils se lancent depuis la même fenêtre.

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