Récapitulatif
- Ipconfig est une commande de Windows qui affiche la configuration réseau de chaque carte du PC : adresse IPv4, masque de sous-réseau, passerelle par défaut.
- Pour la lancer, ouvrez l’invite de commandes (tapez cmd dans le menu Démarrer) puis tapez
ipconfiget Entrée. - Trois lignes suffisent pour un premier diagnostic : une adresse en 169.254 signale que la box ne vous a pas attribué d’adresse, une passerelle vide signale que vous n’êtes relié à rien.
ipconfig /allajoute l’adresse physique, le bail DHCP et les serveurs DNS./releasepuis/renewredemandent une adresse,/flushdnsvide le cache DNS.- Ipconfig ne montre pas votre adresse IP publique, ni les autres appareils du réseau.
Quelqu’un au téléphone vous demande « votre adresse IP ». Un tuto vous dit de taper ipconfig. Vous le faites, et l’écran noir se remplit de lignes, de chiffres séparés par des points, de sections au nom étrange comme « Carte Tunnel ». Laquelle regarder ?
La plupart des guides listent les options de la commande les unes après les autres. Utile, mais ça ne dit pas quoi conclure de ce qu’on a sous les yeux. Je prends le chemin inverse : je pars du résultat affiché, ligne par ligne, et pour chaque ligne je vous dis ce qu’elle révèle quand votre connexion a un problème.
Les options viennent ensuite, au moment où elles servent. Il y en a trois à connaître, pas dix.
Sommaire
- 1. Lancer ipconfig sous Windows 10 et 11
- 2. Lire le résultat d’ipconfig, ligne par ligne
- 3. Ipconfig /all : les lignes en plus
- 4. Ce que le résultat dit de votre panne
- 5. Ipconfig /release et /renew : redemander une adresse
- 6. Ipconfig /flushdns et /displaydns
- 7. Ce qu’ipconfig ne vous montre pas
- Pourquoi cette commande méritait un article écrit
- Les questions qu’on me pose le plus
Pourquoi cette commande méritait un article écrit
Ma vidéo sur ipconfig /flushdns dépasse à peine les 1 200 vues depuis sa mise en ligne. Sur Google, le seul mot « ipconfig » est tapé environ 2 400 fois par mois en France (mesure DataForSEO d’octobre 2026). Les gens cherchent cette commande en texte bien plus qu’ils ne la regardent en vidéo.
Un commentaire sous cette vidéo résume le problème : la commande « sortait du cadre », la personne ne l’a pas vue. Une commande se recopie, elle ne se devine pas sur une capture qui défile. Toutes celles de cet article sont donc écrites en entier, dans un bloc que vous pouvez copier.
Lancer ipconfig sous Windows 10 et 11
Ipconfig ne s’ouvre pas comme un logiciel. Il n’a pas d’icône, il se tape dans une fenêtre de commandes. Appuyez sur la touche Windows, tapez cmd, puis cliquez sur Invite de commandes. Le raccourci Windows + R suivi de cmd et Entrée donne le même résultat.
Dans la fenêtre, tapez la commande et validez :
ipconfig
Le Terminal de Windows 11 et PowerShell acceptent exactement la même commande. Pour simplement lire votre configuration, aucun droit administrateur n’est nécessaire.
Lire le résultat d’ipconfig, ligne par ligne
Windows affiche un bloc par carte réseau. Sur un PC portable, vous en verrez au moins deux : « Carte Ethernet » pour la prise câble et « Carte réseau sans fil Wi-Fi » pour le Wi-Fi. Viennent parfois s’ajouter des cartes virtuelles, créées par un VPN, une machine virtuelle ou Windows lui-même.
Le premier tri est simple. Le bloc qui compte est celui qui porte une adresse IPv4 et une passerelle par défaut. Les cartes marquées « Média déconnecté » ne servent pas en ce moment : si vous êtes en Wi-Fi, la carte Ethernet affiche cette mention et tout va bien.
Dans le bon bloc, cinq lignes, de haut en bas.
Suffixe DNS propre à la connexion. Souvent vide à la maison, parfois rempli d’un nom de domaine en entreprise ou avec certaines box. Vous pouvez l’ignorer.
Adresse IPv6 de liaison locale. Une longue suite qui commence par fe80. Elle existe sur toute carte active, même sans Internet, et ne vous apprend presque rien pour un dépannage domestique.
Adresse IPv4. C’est celle qu’on vous demande au téléphone. Sur un réseau domestique, elle commence en général par 192.168, plus rarement par 10 ou par 172. Ce sont des adresses privées : elles n’existent qu’à l’intérieur de votre réseau, et votre voisin peut avoir exactement la même chez lui.
Masque de sous-réseau. Presque toujours 255.255.255.0 à la maison. Il délimite les adresses qui sont « voisines » de la vôtre. Deux PC qui veulent se parler directement, pour partager un dossier entre deux PC par exemple, doivent avoir les mêmes trois premiers nombres avec ce masque.
Passerelle par défaut. L’adresse de votre box ou de votre routeur, souvent 192.168.1.1 ou 192.168.1.254. Tout ce qui sort vers Internet passe par elle. Tapez cette adresse dans la barre de votre navigateur, et vous tombez sur l’interface d’administration de la box.

Ipconfig /all : les lignes en plus
ipconfig /all
Le résultat double de longueur. Un bloc général apparaît en tête, avec le « Nom de l’hôte », c’est-à-dire le nom de votre PC sur le réseau. Si vous voyez une suite du genre DESKTOP-4F7K2QX, c’est le nom donné par Windows à l’installation, et vous pouvez changer le nom de votre PC pour le reconnaître plus facilement.
Dans chaque carte, quatre lignes méritent votre attention.
L’adresse physique est l’adresse MAC de la carte, six paires de caractères séparées par des tirets. Elle est gravée à la fabrication. Une nuance que je vois rarement mentionnée : Windows 11 propose des « adresses matérielles aléatoires » pour le Wi-Fi, dans les paramètres réseau. Si ce réglage est actif, l’adresse affichée pour la carte Wi-Fi n’est pas celle d’usine et peut changer d’un réseau à l’autre. À savoir si votre box filtre les appareils par adresse MAC.
DHCP activé vous dit qui a choisi votre adresse. « Oui » : la box vous l’a prêtée automatiquement. « Non » : quelqu’un l’a saisie à la main dans les réglages de la carte, et les commandes /release et /renew n’auront aucun effet.
Bail obtenu et bail expirant datent ce prêt. J’aime bien cette ligne en dépannage : si le bail a été obtenu il y a cinq minutes alors que le PC tourne depuis le matin, la connexion a sauté entre-temps.
Serveurs DNS donne l’adresse du service qui traduit les noms de sites en adresses IP. Le plus souvent, c’est l’adresse de la box elle-même, qui relaie les demandes vers votre fournisseur d’accès.
Un technicien vous demande ce résultat ? Plutôt qu’une photo de l’écran, tapez ipconfig /all | clip : tout le texte part dans le presse-papiers, prêt à coller dans un mail. Avec ipconfig /all > reseau.txt, il s’enregistre dans un fichier texte.
Ce que le résultat dit de votre panne
C’est ici qu’ipconfig devient vraiment utile. Je lis toujours dans le même ordre, du câble vers Internet : chaque cas écarté élimine une cause avant de passer à la suivante.
Aucune carte n’a d’adresse IPv4, toutes sont en « Média déconnecté » : le PC n’est relié à rien. Câble débranché, Wi-Fi coupé, mode avion. Le problème est avant le réseau, et la marche à suivre pour activer le Wi-Fi sur un PC règle la plupart de ces cas.
L’adresse IPv4 commence par 169.254. Le PC est bien relié, mais personne ne lui a attribué d’adresse : Windows s’en est donné une de secours, qui ne mène nulle part. La passerelle est d’ailleurs vide dans ce cas. Redémarrer la box, puis faire un /release et un /renew, est la bonne première réponse.
Adresse en 192.168, passerelle remplie, mais aucun site ne s’ouvre. Le PC parle à la box, la panne est au-delà : la box elle-même, la ligne, ou le DNS. Tapez l’adresse de la passerelle dans le navigateur. Si la page de réglages du routeur s’affiche, votre PC n’est pas en cause.
Tout semble normal, Internet marche, mais une imprimante ou un autre PC reste introuvable. Comparez leurs adresses : un appareil en 192.168.0.x et l’autre en 192.168.1.x ne sont pas sur le même sous-réseau. C’est un classique avec un répéteur Wi-Fi ou une seconde box mal réglée, et la première vérification à faire quand une imprimante est hors ligne.
Ipconfig /release et /renew : redemander une adresse
Ces deux commandes vont ensemble, et dans cet ordre :
ipconfig /release
ipconfig /renew
La première rend l’adresse à la box. Votre connexion coupe à cet instant, c’est normal, et si vous êtes en bureau à distance sur ce PC vous perdez la main. La seconde redemande une adresse au serveur DHCP, qui est presque toujours la box. Comptez quelques secondes, parfois une dizaine en Wi-Fi.
Ne vous attendez pas forcément à une nouvelle adresse. La box reconnaît souvent l’appareil et lui rend la même. Le but est ailleurs : repartir d’une configuration propre quand la précédente était bancale, typiquement après une adresse en 169.254 ou un changement de box.
Si Windows répond que l’opération demande une élévation, fermez la fenêtre et rouvrez l’invite de commandes par un clic droit, Exécuter en tant qu’administrateur. Et si /renew échoue en boucle, ipconfig a fait son travail : il vous dit que la box ne répond pas, et c’est elle qu’il faut redémarrer ou vérifier.

Ipconfig /flushdns et /displaydns
Windows garde en mémoire les traductions récentes entre noms de sites et adresses IP. C’est le cache DNS. Quand un site s’ouvre chez tout le monde sauf chez vous, une vieille entrée de ce cache est souvent en cause, et une commande l’efface :
ipconfig /flushdns
Aucun redémarrage n’est nécessaire, et rien n’est perdu : les traductions se refont d’elles-mêmes à la visite suivante. J’ai détaillé les cas où ça règle vraiment le problème, et ceux où ça ne sert à rien, dans mon guide pour vider le cache DNS sous Windows.
Avant d’effacer, vous pouvez regarder ce que le cache contient avec ipconfig /displaydns. La liste montre chaque nom résolu récemment et l’adresse obtenue. Elle reprend aussi les lignes de votre fichier hosts, ce qui permet de vérifier qu’une règle posée pour bloquer un site est bien prise en compte.
Ce qu’ipconfig ne vous montre pas
Votre adresse IP publique, d’abord. Celle que voient les sites que vous visitez appartient à la box, pas au PC, et ipconfig ne la connaît pas. Pour la lire, il faut passer par les réglages de votre box ou par un site qui affiche l’adresse d’où vient votre visite.
Les autres appareils du réseau non plus. Ipconfig ne parle que de votre machine. La commande arp -a liste les adresses avec lesquelles votre PC a échangé récemment, ce qui donne une première idée. Pour la liste exhaustive des appareils connectés, c’est la page d’administration du routeur qui fait foi.
Enfin, ipconfig ne mesure ni débit ni qualité de connexion. Une adresse parfaite peut cacher un Wi-Fi qui rame. Pour ça, il faut d’autres outils.
Les questions qu’on me pose le plus
Comment accéder à ipconfig ?
Ouvrez l’invite de commandes en tapant cmd dans le menu Démarrer, puis tapez ipconfig et appuyez sur Entrée. La commande marche aussi dans PowerShell et dans le Terminal de Windows 11, sans droit administrateur pour un simple affichage.
Comment voir son adresse IP ?
Tapez ipconfig dans l’invite de commandes et lisez la ligne « Adresse IPv4 » de la carte qui porte une passerelle par défaut. C’est votre adresse sur le réseau local. Votre adresse publique, elle, se lit dans l’interface de la box.
Quel est le rôle de ipconfig ?
Ipconfig affiche la configuration réseau de chaque carte du PC et permet d’agir dessus : redemander une adresse à la box avec /release et /renew, vider le cache DNS avec /flushdns. C’est le premier outil à lancer quand Internet ne marche plus.
Comment voir toutes les adresses IP d’un réseau ?
Par l’interface de votre box, qui liste les appareils connectés avec leur adresse. Ipconfig ne montre que votre propre PC. Dans l’invite de commandes, arp -a donne une liste partielle, limitée aux appareils avec lesquels votre PC a communiqué récemment.
