Récapitulatif
- Le cache DNS est un carnet d’adresses temporaire : il garde la correspondance entre un nom de site et l’adresse IP du serveur qui l’héberge.
- Pour le vider : ouvrez une invite de commandes et tapez
ipconfig /flushdns. La commande s’exécute en une seconde. - Ça sert quand un site s’ouvre partout sauf chez vous, ou juste après avoir changé de serveur DNS.
- Ce n’est pas le cache du navigateur : deux mémoires distinctes, deux nettoyages distincts.
- Ça ne répare pas tout : une box débranchée, un site vraiment en panne ou un certificat expiré restent en panne après l’opération.
Un site s’affiche normalement chez un collègue et refuse de s’ouvrir chez vous. Vous videz le cache du navigateur, rien ne change. Vous redémarrez la box, toujours pareil. Le coupable est souvent plus loin, dans une petite mémoire que Windows garde pour vous éviter d’attendre.
Chaque fois que vous tapez une adresse, votre PC demande à un serveur DNS de traduire le nom en adresse IP. Pour ne pas refaire la question à chaque clic, le résultat reste stocké quelques minutes ou quelques heures. Quand cette réserve se remplit d’informations fausses, vous vous retrouvez à appeler un serveur qui ne répond plus.
Je vous montre la commande exacte, les situations où elle règle vraiment le problème, et celles où elle ne sert à rien. Cette dernière partie est celle qui manque partout ailleurs, et c’est pourtant celle qui évite de tourner en rond.
Sommaire
- 1. À quoi sert le cache DNS
- 2. Quand vider le cache DNS règle le problème
- 3. La commande pour vider le cache DNS sous Windows
- 4. Cache DNS, cache du navigateur, cache du routeur
- 5. Ce que vider le cache DNS ne répare pas
- Ce que ma vidéo sur le cache DNS m’a appris
- Les questions qu’on me pose le plus
Ce que ma vidéo sur le cache DNS m’a appris
Une seule vidéo de ma chaîne traite de ce sujet, la commande y passe en quelques secondes, et elle a dépassé les 1 200 vues. Ce n’est pas un thème qui fait des millions, mais il revient régulièrement en commentaire dès qu’un site refuse de s’ouvrir.
Le retour le plus utile que j’aie reçu tient en une phrase : « je n’ai pas vu la commande, ça sortait du cadre ». La personne avait suivi la vidéo jusqu’au bout sans rien pouvoir reproduire. Un geste technique ne sert à rien s’il reste illisible.
C’est pour ça que la commande est écrite noir sur blanc juste en dessous, avec la façon d’ouvrir l’invite de commandes pas à pas. Vous n’aurez rien à retrouver dans une vidéo de trois minutes.
À quoi sert le cache DNS
Les sites web ne sont pas rangés derrière un nom, mais derrière une adresse IP. Quand vous tapez une adresse dans votre navigateur, votre ordinateur doit d’abord traduire le nom en numéro. Ce travail revient au serveur DNS, celui de votre fournisseur d’accès ou celui que vous avez choisi vous-même.
La traduction prend quelques millisecondes, mais elle se répète des dizaines de fois par jour. Pour couper ces allers-retours, Windows conserve chaque réponse dans une mémoire locale, le cache DNS. Quand vous revenez sur un site déjà visité, la réponse est déjà là et la page commence à charger plus vite.
Cette mémoire a une durée de vie. Chaque réponse porte un délai de validité, qui va de quelques minutes à plusieurs heures selon le site. Quand un hébergeur change l’adresse IP d’un serveur, la nouvelle valeur met donc un moment à se propager jusqu’à votre machine. Entre-temps, votre PC continue d’appeler l’ancienne adresse.
Quand vider le cache DNS règle le problème
Le signe qui ne trompe pas : un site s’ouvre chez tout le monde et pas chez vous. Votre connexion fonctionne, les autres pages répondent, mais celle-là reste bloquée sur un serveur introuvable. Vous êtes le seul à appeler l’ancienne adresse, et le nettoyage corrige la situation en une commande.
Le deuxième cas concerne un changement de serveur DNS. Vous passez sur un autre résolveur pour filtrer la publicité ou pour gagner en réactivité, et les anciens résultats traînent encore. Repartir d’une mémoire vide évite de mélanger les deux.
Troisième cas, plus rare : vous venez de modifier le fichier hosts de Windows pour bloquer un domaine, et le blocage ne prend pas. Le cache garde parfois une réponse plus ancienne que votre modification, et le vider remet les compteurs à zéro.
Un diagnostic voisin existe sur le réseau, quand une imprimante disparaît alors qu’elle est allumée et branchée. Ce n’est pas du DNS, mais le réflexe reste le même : vérifier la connexion avant de toucher au matériel. J’ai détaillé la marche à suivre dans mon article sur l’imprimante hors ligne.
La commande pour vider le cache DNS sous Windows
Ouvrez le menu Démarrer, tapez cmd, puis cliquez sur Invite de commandes. Une fenêtre s’ouvre. Tapez la commande suivante et validez avec Entrée :
ipconfig /flushdns
Windows affiche « Configuration IP de Windows : cache de résolution DNS vidé avec succès » en une fraction de seconde. Il n’y a rien d’autre à faire, et aucun redémarrage n’est nécessaire.

Pour voir ce que votre machine gardait en mémoire avant de nettoyer, tapez ipconfig /displaydns. La liste est longue : elle contient chaque site visité récemment et l’adresse associée. C’est aussi le moyen de confirmer qu’un domaine précis est bien enregistré côté PC quand un site ne répond pas.
Si la fenêtre se ferme trop vite, ou si vous n’avez pas les droits, ouvrez l’invite de commandes en mode administrateur par un clic droit sur son entrée de menu. La commande fonctionne aussi dans le Terminal de Windows 11, qui remplace progressivement l’ancienne invite.
Cache DNS, cache du navigateur, cache du routeur
Trois mémoires portent le mot cache dans une même connexion, et on les confond sans arrêt. La première, le cache DNS, garde la traduction des noms. La deuxième, celle du navigateur, stocke les images et les pages déjà téléchargées. La troisième vit dans la box, qui garde aussi ses propres réponses pour tout le foyer.
Quand un site s’affiche de travers, avec une mise en page cassée ou des images anciennes, le coupable est presque toujours le cache du navigateur. Quand un nom ne se résout plus, c’est le cache DNS. Vider les deux ne coûte rien, mais je commence par le navigateur, parce que c’est lui qui accumule le plus. La marche à suivre est dans mon article pour vider le cache de son PC, qui traite ce nettoyage-là et pas le nôtre.
Le cache de la box se vide en la redémarrant, par un débranchement d’une trentaine de secondes. C’est la manipulation à tenter si un seul appareil du foyer est touché : dans ce cas précis, c’est le PC qui doit oublier ses réponses, pas la box.
Ce que vider le cache DNS ne répare pas
La commande est rapide, gratuite, et sans effet de bord. C’est aussi pour cette raison qu’on la tente pour un peu tout, y compris pour des pannes qui n’ont aucun rapport.
Un site réellement en panne ne reviendra pas. Si le serveur est éteint ou en maintenance, le nettoyage ne change rien et le message d’erreur reste identique après l’opération. Le bon test consiste à ouvrir le site depuis un téléphone en Wi-Fi désactivé : si personne ne peut y accéder, vous n’y pouvez rien de votre côté.
Une box débranchée ou un câble mal enfoncé ne se réparent pas non plus. Le cache DNS ne sert qu’à partir du moment où la machine arrive à joindre un serveur.

Un pare-feu ou un antivirus trop strict peut bloquer une connexion sans que le DNS soit en cause. Le site répond, mais votre machine refuse de sortir. La vérification passe alors par les règles du pare-feu, et j’explique comment le régler sans le désactiver n’importe comment dans mon article sur le pare-feu Windows.
Il reste deux cas où aucune commande locale ne change la donne : le certificat de sécurité expiré sur le site, et le blocage volontaire de l’opérateur ou du réseau d’entreprise. Le diagnostic s’arrête là, et il vaut mieux le savoir avant de vider un cache pour la troisième fois.
Les questions qu’on me pose le plus
C’est quoi le cache DNS ?
Le cache DNS est une mémoire locale où Windows range les correspondances entre les noms de sites et leurs adresses IP, pour éviter de reposer la question à chaque clic. Il se remplit au fil de votre navigation et se vide en une commande, ipconfig /flushdns.
Pourquoi vider son cache DNS ?
Pour repartir d’informations à jour quand votre PC s’obstine à appeler une adresse qui n’existe plus. C’est la situation typique d’un site qui s’ouvre partout sauf chez vous, ou d’un changement de serveur DNS qui ne prend pas effet tout de suite.
Quelles sont les conséquences de vider le cache ?
Aucune conséquence durable. Les premières requêtes après le nettoyage prennent quelques millisecondes supplémentaires, le temps que votre PC redemande la traduction, puis tout repart comme avant. Aucun fichier n’est supprimé et aucun réglage n’est perdu.
Que faire si j’ai un problème avec le cache DNS ?
Commencez par la commande ipconfig /flushdns dans une invite de commandes, puis rouvrez le site. Si le problème persiste, essayez un autre serveur DNS dans les paramètres réseau de Windows et comparez le résultat. Un problème qui survit à ces deux tests ne vient pas du cache.
